vendredi 28 mars 2008

Dette Publique 2007 : la cote d'alerte est dépassée !

La France entre dans une zone dangereuse avec son déficit public
Inspiré de Swaha Pattanaik (Reuters)

Les faits
La France entre dans une zone dangereuse avec un déficit public 2007 au même niveau que celui qui lui avait valu les foudres de l'Union européenne il y a cinq ans.

Paris a annoncé vendredi un déficit représentant 2,7% du produit intérieur brut en 2007, contre 2,4% l'année précédente, un montant qui met fin à trois années d'amélioration des finances publiques et qui place le président Nicolas Sarkozy dans une posture délicate, lui qui s'était engagé en juillet sur un chiffre de 2,4%.

Le déficit est certes inférieur à la limite de 3% fixée par le Pacte de stabilité, mais il s'en rapproche dangereusement alors que la France s'apprête, le 1er juillet, à prendre la présidence de l'Union européenne.

Jacques Cailloux, économiste chez Royal Bank of Scotland à Londres, estimait avant la révision de la prévision pour 2008 que "les choses vont clairement en direction d'un avertissement de la Commission envers la France car le risque est évident de voir le déficit français atteindre 3%".

Mon avis : derrière les pourcentages...
Ce que ne dit pas cet article plutôt complaisant (publié par La Tribune Web), c'est que le montant de la dette dépasse désormais 1 200 milliards d'Euros. Qu'il faudra encore accroître la pression sur les français pour rembourser cette dette, dans un contexte de renchérissement des taux d'intérêt...

Je persiste à affirmer qu'aucun homme politique ne devrait être autorisé à exploiter la démarche de développement durable s'il ne menait pas une action prouvée pour lutter contre la dette. La dette est un fléau de même nature que le réchauffement climatique : elle fait porter le poids de notre irresponsabilité actuelle sur les épaules de nos enfants demain.
Faudra-t-il un Tsunami politique pour que d'autres que François Bayrou dénonce la gestion calamiteuse de notre Etat. Et en plus, le ministre du budget a semble-t-il tenté d'imputer la responsabilité de cette dérive aux collectivités locales ! Jusqu'à preuve du contraire, l'échec de la décentralisation réside dans l'incapacité de l'Etat à réformer les administrations centrales !
Le PS a raison de demander une annulation du paquet fiscal : la mesure était indécente ; elle devient obscène !

Et vous, qu'en pensez-vous ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il faudrait que l'état soit actionnaire. Les actionnaires n'ont que très rarement des dettes. D'ailleurs, il me semble que la dernière perte de la société générale va être un grand manque à gagner pour l'état et donc pour les citoyens qui paient des impôts. Comme quoi tout est lié ;)